6 - Blanc sur rouge, rien ne bouge ; rouge sur blanc tout fout le camp
En termes de dégustations non. Il vaut mieux commencer par boire un vin blanc qui aura souvent moins de tanin qu’un vin rouge. Si l’on fait l’inverse, le fort tanin du rouge reste en bouche et on ne sent plus le blanc. Pareil pour les vins d’une même catégorie. On commencera par un vin rouge moins aromatisé pour finir sur un plus fort en goût.
Et bien beaucoup de vignerons diront que blanc sur rouge, rien ne bouge. Ils sont nombreux à commencer leur dégustation par les rouges pour finir sur les blancs.
Si l'on considère que les rouges dégustés ont de forts tanins, il vaut mieux effectivement commencer par les blancs. Or, des domaines produisent des rouges souples, peu tanniques alors que leurs blancs peuvent parfois être à haute teneur en acides, amples, gras, boisés. Commencer par ces blancs pourraient biaiser le palais, tel un jus de citron avant un rouge.
Blanc sur rouge, rien ne bouge n'est donc pas systématiquement idiot. D'ailleurs, si l'on veut créer un pont argumentaire, on pourrait reprendre l'explication de la "Piquette" pour justifier qu'un vin extrêmement souple, doit se boire avant un blanc non dépourvu d'acidités et d'amers.
N'y aurait-il pas un lien de cause à effet entre la piquette et cette expression?